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Cancer de l’ovaire
Responsable
Dr Patricia Pautier
Contact
Tél. : +33 (0)1 42 11 66 99
Comprendre la maladie
Le cancer de l’ovaire se développe à partir des différentes cellules qui composent les ovaires. Il existe deux principaux types de cancer ovarien :
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L’adénocarcinome de l’ovaire (90% des cas), lorsque la tumeur touche les cellules de la surface externe (épithéliales) de l’organe.
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Les tumeurs non épithéliales de l’ovaire (10% des cas), qui sont des tumeurs malignes rares ovariennes (TMRO). Ces tumeurs touchent les cellules stromales ou germinales de l’ovaire et regroupent les pathologies suivantes :
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Tumeurs des cordons sexuels.
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Tumeurs germinales.
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Adénocarcinomes à cellules claires.
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Adénocarcinomes mucineux de l’ovaire.
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Tumeur borderline ou maligne atténuée.
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Carcinome à petites cellules.
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Carcinosarcomes ovariens et utérins.
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Tumeurs séreuses de bas grade.
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Le carcinome de l’ovaire est la 8e cause de cancer chez la femme en France avec environ 5 200 nouveaux cas par an. L’âge médian de la patiente au diagnostic est de 62 ans, selon les données de l’Institut national du cancer.
Les tumeurs non épithéliales, ou tumeurs malignes rares ovariennes (TMRO), touchent des femmes jeunes, voire des adolescentes ou des enfants. Néanmoins, elles sont généralement découvertes à un stade précoce et sont souvent chimio-sensibles, ce qui leur confère pour beaucoup un bon pronostic lorsqu’elles sont bien prises en charge.
Les TMRO doivent être prises en charge dans des centres experts, labellisés par l’Institut national du cancer (INCa), comme l’est Gustave Roussy (centre expert national).
C’est quoi, les ovaires ?
Les ovaires sont deux petits organes situés de part et d’autre de l’utérus, dans le bas‑ventre. Ils font partie de l’appareil reproducteur féminin. Leur rôle est essentiel : ils produisent les ovocytes, aussi appelés ovules, qui peuvent être fécondés pour donner une grossesse, et ils sécrètent des hormones, principalement les œstrogènes et la progestérone, qui régulent le cycle menstruel et participent au bon fonctionnement de l’organisme.
Prévention et facteurs de risque
Le principal facteur de risque dans la survenue d’un cancer des ovaires est la présence d’une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2. Les anomalies génétiques héréditaires sont ainsi impliquées dans 15 à 20% des cancers de l’ovaire de haut grade.
D’autres facteurs ont été identifiés comme augmentant le risque de développer un cancer de l’ovaire :
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L’âge, avec un diagnostic posé en moyenne à 65 ans.
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Le surpoids et l’obésité.
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Les règles précoces.
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La ménopause tardive.
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L’absence de grossesse.
Symptômes
Le cancer de l’ovaire peut être asymptomatique pendant longtemps. C’est pourquoi il est malheureusement souvent diagnostiqué à un stade avancé, lorsque les cellules cancéreuses ont proliféré vers d’autres organes et tissus à proximité. Néanmoins, certains symptômes peuvent être révélateurs, comme une sensation de gêne abdominale, une augmentation du volume de l’abdomen, des troubles urinaires ou des douleurs pelviennes ou dorsales.
Diagnostic et prise en charge
Gustave Roussy assure le diagnostic et la prise en charge de masses ovariennes ou de carcinose péritonéale suspectes, ainsi que le traitement du cancer de l’ovaire. L’Institut accueille également les patientes ayant déjà un diagnostic établi.
Lors de la première consultation, la patiente est interrogée afin d’en savoir plus sur ses antécédents personnels et familiaux. Le médecin prendra notamment connaissance de l’existence d’autres cas de cancers dans la famille de la patiente. Cela permet de rechercher la présence éventuelle de prédispositions héréditaires au développement d’un cancer (15% des carcinomes ovariens sont liés à un gène de prédisposition au cancer de l’ovaire).
Un examen physique général, gynécologique et abdominal est ensuite effectué à la recherche de masses inhabituelles.
En fonction de la pathologie suspectée, de son stade et de son degré d’agressivité, différents examens peuvent être préconisés : un scanner thoraco-abdomino-pelvien, une échographie, un scanner ou une IRM pelvienne.
Une cœlioscopie diagnostique préalable à la chirurgie d’exérèse est souvent réalisée afin d’approfondir le diagnostic et de dresser un bilan de l’extension de la maladie.
Les décisions sur les modalités du traitement du cancer sont prises lors de réunions hebdomadaires pluridisciplinaires (RCP). Ces réunions font intervenir plusieurs médecins de disciplines différentes : oncologues médicaux, chirurgiens, oncologues radiothérapeutes, radiologues, anatomo-pathologistes en collaboration avec les médecins de ville. Pour chaque décision majeure, un avis est rendu.
InstaDiag
Focus sur InstaDiag gynéco
Gustave Roussy propose un parcours InstaDiag Gynéco dont l’objectif est de diagnostiquer et de proposer une prise en charge rapide et adaptée aux patientes ayant des résultats suspects à un examen réalisé en ville.
Traitements
Différents traitements peuvent être mis en œuvre pour soigner un cancer de l’ovaire.
La chirurgie est une étape majeure dans la prise en charge du cancer de l’ovaire. Elle est réalisée dans l’optique de retirer complètement les lésions tumorales au niveau de l’ovaire et/ou de la trompe de Fallope adjacente. L’extension de la maladie étant souvent diffuse, la chirurgie du cancer de l’ovaire nécessite l’expertise de chirurgiens spécialisés, présents à Gustave Roussy.
→ En savoir plus sur la chirurgie gynécologique [note : lien à ajouter]
La chimiothérapie est un traitement souvent indispensable dans la prise en charge complémentaire des cancers de l’ovaire agressifs ou à des stades avancés. Elle est préconisée en adjuvant à la chirurgie si le retrait complet de la tumeur est impossible, ou avant la chirurgie si celle-ci est d’emblée inenvisageable, afin de permettre une exérèse complète de la tumeur. La chimiothérapie consiste en l’administration de médicaments anticancéreux, qui agissent dans l’ensemble du corps (traitement systémique).
→ En savoir plus sur la chimiothérapie [note : lien à ajouter]
En fonction du type d’histologie, des anomalies moléculaires de la tumeur et de l’extension de la maladie, des traitements d’entretien par voie veineuse ou par voie orale peuvent s’envisager après la chimiothérapie pour consolider les traitements antécédents.
Ils seront décidés en RCP multidisciplinaire avec les résultats histopathologiques et le bilan d’extension de la maladie.
Préservation de la fertilité
Le traitement d’un cancer gynécologique peut, le plus souvent, notamment en raison de la chirurgie, rendre stérile. C’est pourquoi les équipes de Gustave Roussy portent une attention toute particulière à la préservation de la fertilité des patientes et s’impliquent dans l’amélioration des pratiques depuis deux décennies.
Dans certaines situations où la tumeur est limitée ou particulièrement chimio-sensible (notamment pour les tumeurs germinales chez la jeune femme), un traitement préservant la fertilité peut s’envisager. Pour cela, une expertise pathologique spécifique telle que celle proposée à Gustave Roussy (relecture des lames ou prise en charge) à l’Institut) et chirurgicale est nécessaire (chirurgie, prise en charge globale, relecture des lames…)
Cette préservation est discutée systématiquement lorsqu’elle peut être proposée en toute sécurité à la patiente par rapport au traitement. Elle peut combiner des gestes préservant l’utérus et au moins une partie d’un ovaire lors de la chirurgie, ainsi que des procédures visant à recueillir des ovocytes ou du cortex ovarien avant la chirurgie. Nous évoquons cette question dès la première consultation et accompagnons les patientes dans ce projet de préservation de la fertilité jusqu’à sa réalisation.
Essais cliniques et innovation thérapeutique
Selon les caractéristiques et le stade du cancer, les médecins de Gustave Roussy peuvent proposer aux patientes de participer à des protocoles de recherche clinique. Si elle est adaptée, l’orientation vers un essai thérapeutique sera évoquée avec les patientes lors de leur prise en charge par leur oncologue référent, leur permettant d’accéder à des traitements innovants.
→ Consulter les essais cliniques en cours pour les cancers gynécologiques [notes : lien à ajouter]