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La mastectomie endoscopique poursuit son essor

Les équipes du département anesthésie, chirurgie et interventionnel ont réalisé le 28 mai la 60e mastectomie endoscopique à Gustave Roussy. Cette technique, réalisée sous contrôle visuel permanent grâce à une caméra, permet l’ablation du sein par une cicatrice très courte, en améliorant les résultats esthétiques de la reconstruction mammaire. Cette approche enrichit l’offre chirurgicale de Gustave Roussy, aux côtés de la chirurgie robotique, et permet d’élargir l’accès à des techniques moins invasives pour un plus grand nombre de patientes.

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Avec 2 376 chirurgies plastiques et reconstructrices du sein réalisées en 2024, Gustave Roussy est le premier centre français en matière de chirurgie et de reconstruction mammaire, selon les données du classement Visuchir de l’Assurance maladie. Afin de continuer à innover et disposer des dernières avancées cliniques, les équipes du département anesthésie, chirurgie et interventionnel proposent depuis 2025 à certaines patientes la réalisation de leur mastectomie sous endoscopie.

Lorsque la taille du sein s’y prête, cette approche nécessite la réalisation d’une courte cicatrice cachée dans un pli naturel, tel que l’aisselle ou le sillon sous-mammaire, contre une cicatrice plus longue sur le sein pour une mastectomie classique.

Contrôle visuel permanent

« Le fait de réduire considérablement la taille de la cicatrice permet de préserver la peau du sein et sa vascularisation », souligne la Dr Anne Puchar, chirurgienne sénologique à Gustave Roussy et spécialiste de la mastectomie endoscopique.

Une fois l’incision réalisée, une caméra est introduite avec les instruments chirurgicaux d’endoscopie nécessaires à l’opération. Le sein est alors gonflé au gaz pour obtenir une meilleure visibilité. Cette approche endoscopique permet de réaliser la mastectomie sous contrôle visuel permanent et nécessite peu de matériel spécialisé. La mastectomie endoscopique fait appel aux mêmes instruments que la cœlioscopie, une technique chirurgicale mini-invasive courante dans différents types de cancers.

Compatible avec la reconstruction immédiate

En plus du contrôle visuel permanent permis par la caméra, la mastectomie endoscopique permet de mieux visualiser les plans de dissection et les tissus. « L’ensemble de ces facteurs permet au chirurgien de réséquer très précisément la glande mammaire, notamment au niveau de la plaque aréolo-mamelonnaire, qui est une zone particulièrement délicate, avec un plan de dissection parfois difficile à visualiser. Cette approche très précise permet enfin de limiter les traumatismes sur la peau et d’améliorer la qualité de la reconstruction du sein pour nos patientes », conclut la Dr Puchar.

À Gustave Roussy, où vient d’être réalisée la 60e mastectomie endoscopique, cette approche est compatible avec l’ensemble des techniques de reconstruction immédiate : une seule opération est nécessaire pour retirer la glande mammaire de la patiente et reconstruire le sein, soit avec la pose d’une prothèse, soit par injection de graisse.

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     Emmanuel Mussault, Ines Vaz-Luis, Maria Alice Franzoi