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U1367 - Microbiote et immunité mucosale dans le cadre de l'immunothérapie anticancéreuse (MIMOSA)
- Thématique(s)
- Immuno-oncologie, Microbiote & cancer
- Directeur(s)
- Laurence Zitvogel
- Rattachement institutionnel
-
Gustave Roussy , Inserm , Université Paris-Saclay
Résumé
Depuis plus de 30 ans, notre laboratoire étudie les déterminants moléculaires et cellulaires de l'immunosurveillance anticancéreuse. La dysbiose intestinale, définie comme une altération de la composition taxonomique et métabolique du microbiote, constitue un déterminant majeur de l'immunorésistance chez les patients atteints de cancer.
Nos travaux portent sur les mécanismes de dysfonction immunitaire associés au stress iléal lié au cancer et à la dysbiose intestinale. Ils ont permis de mettre en évidence le rôle clé du métabolisme des acides biliaires et de l'axe intestin–thymus dans les processus d'immunosuppression. Le laboratoire développe une recherche fondamentale et translationnelle visant à atténuer les réponses immunitaires mal adaptées d'origine intestinale, afin de prévenir l'incidence des cancers et d'optimiser l'efficacité de la mort cellulaire immunogène induite par les traitements actuels.
Grâce au réseau ONCOBIOME Global Atlas, au consortium européen PREVALUNG-EU et aux essais cliniques prospectifs RHU-IMMUNOLIFE, le laboratoire s'est imposé comme un site de référence pour les interventions centrées sur le microbiote. Il dispose d'un accès à une vaste biobanque d'ADN fécal et d'échantillons sanguins, ainsi qu'à des données cliniques approfondies, au sein d'un réseau multidisciplinaire d'investigateurs. Des modèles précliniques de cancer permettent par ailleurs d'établir des liens de causalité directs entre observations cliniques et découvertes expérimentales.
Les axes actuels de recherche incluent les sciences de la nutrition et le développement de stratégies d'interception du cancer fondées sur les voies régulatrices reliant dysbiose intestinale et immunosuppression. Le développement de vaccins muqueux, d'anticorps dirigés contre les pathobiontes et les bactéries translocatrices, ainsi que la nutrition de précision visant à limiter les effets délétères de la dysbiose, constituent désormais des priorités majeures du laboratoire.
Groupe de Camille Bigenwald
Les immunothérapies de type « inhibiteurs de checkpoints immunitaires » ont révolutionné la prise en charge des cancers solides. En parallèle a émergé une autre classe d'immunothérapies, les cellules CAR-T et les anticorps bispécifiques, qui redirigent la spécificité des lymphocytes T contre les antigènes tumoraux et provoquent une destruction directe des tumeurs, sans recours aux cellules présentatrices d'antigène. Ces traitements ont radicalement amélioré le pronostic des patients atteints d'hémopathies malignes : lymphome, leucémie et myélome. Dans les lymphomes notamment, les CAR-T sont indiquées dès la première rechute et, malgré d'excellents résultats, la moitié des patients restent réfractaires primaires. Le groupe de recherche du Dr Camille Bigenwald cherche à comprendre les mécanismes de résistance primaire à ces nouvelles immunothérapies, en s'intéressant au rôle du microenvironnement immunitaire tumoral, du microbiote et du métabolisme, afin de proposer de nouvelles combinaisons thérapeutiques plus efficaces. Le focus sur le lymphome offre une applicabilité large à d'autres tumeurs où ces immunothérapies émergent.
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