Bienvenue sur le nouveau site de Gustave Roussy
Un nouveau site pensé pour vous offrir une expérience plus simple, plus claire et plus intuitive. Patients, aidants, professionnels, donateurs : retrouvez plus facilement les informations, les actualités et les services.
OASIS : mieux prédire la réponse et les résistances aux anticorps conjugués
Programme européen de recherche coordonné par Gustave Roussy
Dirigé par la Dr Barbara Pistilli et coordonné par Gustave Roussy, OASIS étudie les anticorps conjugués, ou ADC. Le programme vise à mieux comprendre pourquoi certains patients répondent à ces traitements tandis que d’autres développent une résistance ou des toxicités importantes. À terme, il doit permettre de concevoir des tests compagnons et un outil numérique d’aide à la décision afin d’orienter chaque patient vers l’ADC le plus adapté à son profil clinique et à la biologie de sa tumeur.
-
9,9 M€
de financement européen
-
5 ans
de recherche
-
12
partenaires
-
3 pays
pour la cohorte prospective
Que sont les anticorps conjugués ?
Un anticorps conjugué, aussi appelé ADC pour antibody-drug conjugate, associe un anticorps à un médicament cytotoxique. L’anticorps reconnaît une cible présente à la surface de certaines cellules tumorales et y transporte le médicament. Après internalisation du complexe, la molécule cytotoxique est libérée dans la cellule afin de la détruire.
Cette approche vise à concentrer davantage l’action du médicament sur les cellules qui expriment la cible. Elle ne supprime toutefois pas le risque d’effets indésirables. Son efficacité peut également être limitée par une expression insuffisante ou hétérogène de la cible, par une mauvaise pénétration dans la tumeur ou par l’apparition de mécanismes de résistance.
Pourquoi le programme OASIS ?
Les anticorps conjugués ont élargi les possibilités thérapeutiques dans plusieurs cancers. Leur bénéfice varie cependant selon les patients et peut être compromis par des résistances ou des toxicités, notamment pulmonaires, neurologiques ou cutanées. OASIS cherche à identifier les caractéristiques cliniques, biologiques et radiologiques associées à la réponse et à la tolérance, afin de mieux guider le choix du traitement.
Les cinq objectifs du programme
|
1. Comprendre les résistances Identifier les mécanismes qui réduisent ou empêchent l’action des ADC.=. |
2. Étudier les toxicités Rechercher les facteurs associés aux effets indésirables graves observés avec ces traitements. |
|
3. Identifier des biomarqueurs Détecter des caractéristiques capables de renseigner sur la réponse, la résistance ou le risque de toxicité. |
4. Développer des outils d’aide à la décision Concevoir des tests compagnons et l’OASIS score afin d’aider à sélectionner l’ADC le plus approprié. |
|
5. Concevoir un nouvel ADC Développer puis évaluer, dans le cadre du programme, un ADC destiné à surmonter certains mécanismes de résistance. |
Deux cohortes pour étudier les patients
OASIS s’appuie sur deux cohortes complémentaires. La première est rétrospective et rassemble des données de patients français déjà traités. La seconde est prospective, dans le cadre d’un essai clinique multicentrique mené en France, en Belgique et en Grèce. Cette organisation doit permettre d’étudier les facteurs associés à la réponse, aux résistances et aux toxicités dans différents contextes cliniques.
Un panel de tests complémentaires
Les patients participant au programme pourront avoir accès à différents examens de recherche. Le croisement de leurs résultats doit aider à construire une vision plus complète de la tumeur, de la distribution du traitement et de la réponse de l’organisme.
|
ImmunoPET Cette technique de médecine nucléaire utilise des anticorps marqués avec un émetteur de positons afin de cartographier la cible de l’ADC dans la tumeur et les tissus sains. |
Pathologie numérique et intelligence artificielle L’analyse numérique des tissus tumoraux doit aider à caractériser la tumeur et la distribution de la cible de l’ADC dans l’échantillon. |
|
Biopsie liquide Une prise de sang permet d’analyser notamment les cellules tumorales circulantes et certaines protéines présentes dans le sérum. |
Analyses moléculaires de la tumeur Les analyses protéomiques, génomiques et transcriptomiques étudient les protéines, l’ADN et l’ARN de la tumeur et de son microenvironnement. |
|
Organoïdes tumoraux Ces modèles tridimensionnels sont développés à partir de cellules tumorales de patients. Ils serviront à étudier des mécanismes de résistance et à tester des combinaisons thérapeutiques en laboratoire. |
Comprendre les biomarqueurs
Un biomarqueur est une caractéristique mesurable, par exemple dans le sang, une image médicale ou un prélèvement tumoral. Dans OASIS, les biomarqueurs étudiés doivent encore être validés avant de pouvoir éventuellement servir à prédire l’efficacité d’un ADC ou le risque de toxicité.
Un consortium européen et multidisciplinaire
OASIS réunit douze partenaires académiques, hospitaliers, technologiques, industriels et associatifs. Le consortium associe des compétences en oncologie, imagerie, pathologie, biologie moléculaire, modélisation, développement de médicaments et représentation des patients.
| Gustave Roussy (France) | Inserm (France) |
| Unicancer (France) | Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (France) |
| Olink Proteomics AB (Suède) | Elikya Therapeutics (France) |
| Université nationale et capodistrienne d’Athènes (Grèce) | Institut Jules Bordet (Belgique) |
| Orakl Oncology (France) | CentraleSupélec (France) |
| Cancer Patients Europe (Belgique) | Université de Crète (Grèce) |
Un projet soutenu par l’Union européenne
OASIS bénéficie d’une subvention de 9,9 millions d’euros de la Commission européenne pour une durée de 60 mois, dans le cadre du programme Horizon Europe. La convention de subvention porte le numéro 101156771.
Mention de financement
Financé par l’Union européenne. Les points de vue et opinions exprimés n’engagent toutefois que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de l’Agence exécutive européenne pour la santé et le numérique (HaDEA). Ni l’Union européenne ni l’autorité chargée de l’octroi ne sauraient en être tenues pour responsables.
Questions fréquentes
Non. Il s’agit d’un outil développé et évalué dans le cadre du programme de recherche.Non. Il s’agit d’un outil développé et évalué dans le cadre du programme de recherche.
Non. Ils sont réalisés selon le protocole et les critères de participation au programme OASIS.Non. Ils sont réalisés selon le protocole et les critères de participation au programme OASIS.
Un ADC associe un anticorps ciblant une caractéristique des cellules tumorales à une molécule cytotoxique. Il s’agit donc d’un traitement combinant ciblage et délivrance d’un médicament cytotoxique.Un ADC associe un anticorps ciblant une caractéristique des cellules tumorales à une molécule cytotoxique. Il s’agit donc d’un traitement combinant ciblage et délivrance d’un médicament cytotoxique.
Non. Ce sont des modèles de laboratoire utilisés pour étudier la tumeur et tester des hypothèses. Ils ne remplacent pas les essais cliniques ni la décision médicale.Non. Ce sont des modèles de laboratoire utilisés pour étudier la tumeur et tester des hypothèses. Ils ne remplacent pas les essais cliniques ni la décision médicale.