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Traitements du cancer du sein
Le traitement d’un cancer du sein est personnalisé selon son extension, ses caractéristiques biologiques et la situation de chaque patiente. Il peut associer chirurgie, radiothérapie et traitements médicamenteux. Leur ordre varie : certains sont administrés avant la chirurgie, d’autres après. La stratégie est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Un traitement guidé par la biologie de la tumeur
Les récepteurs hormonaux, le statut HER2, le sous-type histologique, le stade et certains biomarqueurs participent au choix du traitement. Un même cancer du sein ne reçoit donc pas nécessairement la même stratégie qu’un autre.
En cas de cancer du sein localisé
Pour une maladie limitée au sein et aux ganglions voisins, le traitement vise la guérison. La chirurgie occupe une place centrale, mais elle peut être précédée ou suivie de traitements médicamenteux et complétée par une radiothérapie.
La chirurgie peut conserver le sein, avec une tumorectomie, ou retirer la totalité de la glande, avec une mastectomie. Le geste ganglionnaire est adapté à la situation. À Gustave Roussy, les équipes proposent également des techniques d’oncoplastie et, lorsque cela est possible et souhaité, une reconstruction immédiate ou différée par implant ou tissus de la patiente. Le choix est discuté avec la patiente en tenant compte du traitement oncologique, de sa morphologie et de ses préférences.
La radiothérapie est le plus souvent réalisée après une chirurgie conservatrice et peut aussi être indiquée après mastectomie selon le risque de récidive. Elle traite le sein ou la paroi thoracique et, si nécessaire, certaines aires ganglionnaires. Des schémas hypofractionnés réduisent le nombre de séances. À Gustave Roussy, un parcours en cinq jours peut être proposé à certaines patientes présentant un cancer localisé sans atteinte ganglionnaire, après évaluation par le radiothérapeute.
La chimiothérapie peut être administrée avant l’opération pour réduire la tumeur, évaluer sa sensibilité au traitement ou faciliter une chirurgie conservatrice. Après la chirurgie, elle peut être proposée pour diminuer le risque de récidive. Son indication dépend du sous-type tumoral, du stade, du risque de rechute et de l’état général.
L’hormonothérapie est proposée lorsque la tumeur exprime des récepteurs hormonaux. Elle réduit l’effet des œstrogènes sur les cellules tumorales. Selon l’âge, le statut ménopausique et le niveau de risque, elle peut reposer sur le tamoxifène, un inhibiteur de l’aromatase et, chez certaines femmes non ménopausées, une suppression de la fonction ovarienne. La durée et le choix du traitement sont individualisés.
Les traitements ciblant HER2 sont utilisés pour les cancers HER2 positifs. D’autres traitements ciblés peuvent être proposés dans certaines formes à risque élevé, notamment des inhibiteurs de CDK4/6 pour certains cancers hormonodépendants ou un inhibiteur de PARP en présence d’une prédisposition BRCA1 ou BRCA2 et selon les critères médicaux. Le choix dépend de données précises et évolutives, évaluées par l’équipe spécialisée.
L’immunothérapie peut être intégrée au traitement de certains cancers du sein triple négatifs à haut risque, notamment autour de la chirurgie. Elle n’est pas indiquée pour tous les cancers du sein et son utilisation dépend du stade, du sous-type et du protocole retenu.
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Chirurgie conservatrice
Retirer la tumeur en préservant le sein lorsque la situation le permet.
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Reconstruction mammaire
Préparer une reconstruction immédiate ou différée selon le projet thérapeutique.
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Traitements avant ou après
Adapter la séquence pour augmenter l’efficacité et limiter le risque de récidive.
En cas de cancer du sein métastatique
Lorsque la maladie s’est propagée à distance, le traitement vise à contrôler durablement son évolution, soulager les symptômes et préserver la qualité de vie. La stratégie repose principalement sur des traitements médicamenteux, choisis d’après les caractéristiques du cancer et réévalués au cours du suivi.
Selon le sous-type de la maladie, le traitement peut associer hormonothérapie, inhibiteurs de CDK4/6, chimiothérapie, immunothérapie, traitements anti-HER2, anticorps conjugués ou autres thérapies ciblées. Une nouvelle biopsie d’une métastase peut être proposée afin de confirmer le diagnostic et de réévaluer les récepteurs hormonaux, le statut HER2 et certains biomarqueurs.
La radiothérapie, la chirurgie ou une technique de radiologie interventionnelle peuvent être utilisées pour traiter une lésion particulière, soulager un symptôme ou contrôler une localisation menaçante. Leur place est discutée au cas par cas.
Un traitement agissant sur l’os peut être proposé pour réduire le risque de complications osseuses. Il s’intègre à la stratégie anticancéreuse et à la prise en charge de la douleur et de la mobilité.
La biologie de la maladie peut évoluer
Dans un cancer métastatique, les caractéristiques biologiques peuvent différer de celles de la tumeur initiale. Une biopsie et des analyses sur tissu ou sang peuvent aider à réorienter le traitement.
Recherche et essais cliniques
Gustave Roussy développe des essais cliniques pour les cancers localisés et métastatiques, afin d’évaluer de nouvelles molécules, associations, séquences thérapeutiques ou stratégies de désescalade. Une participation peut être proposée lorsque la situation et les critères de l’étude le permettent. Elle reste toujours libre et fait l’objet d’une information détaillée.
Des essais qui évoluent rapidement
Plutôt que de figer dans cette page une liste d’études susceptible de devenir obsolète, prévoir un module dynamique relié au moteur des essais cliniques, avec filtres par stade et sous-type de cancer du sein.
Rejoindre un essai clinique
De nombreux essais cliniques sont ouverts aux patients atteints cancers. Participer à un essai thérapeutique permet d'accéder à un traitement innovant, tout en contribuant au développement de nouvelles thérapies.
Les soins de support
Les soins de support sont intégrés au parcours dès que nécessaire : prise en charge de la douleur et de la fatigue, accompagnement psychologique, nutrition, activité physique adaptée, santé sexuelle, fertilité, gestion des effets indésirables et retour à la vie personnelle ou professionnelle.
Préserver la qualité de vie
Le choix thérapeutique intègre les bénéfices attendus, les effets indésirables possibles et les priorités de la patiente. Les traitements et leur tolérance sont réévalués tout au long du parcours.