Bienvenue sur le nouveau site de Gustave Roussy

Un nouveau site pensé pour vous offrir une expérience plus simple, plus claire et plus intuitive. Patients, aidants, professionnels, donateurs : retrouvez plus facilement les informations, les actualités  et les services.

Les cancers des enfants et des adolescents

Tumeurs osseuses

Les tumeurs osseuses malignes sont des cancers rares qui touchent notamment les adolescents et les jeunes adultes. Les principales sont l’ostéosarcome et le sarcome d’Ewing. Dès la première imagerie, leur prise en charge doit être organisée dans un centre expert afin de planifier la biopsie, confirmer le diagnostic et préserver au mieux les possibilités de traitement.

Une tumeur osseuse primitive prend naissance dans l’os. Elle ne doit pas être confondue avec une métastase osseuse provenant d’un cancer développé dans un autre organe. La plupart des douleurs osseuses de l’enfant et de l’adolescent ne sont pas dues à un cancer, mais une douleur inhabituelle, persistante ou associée à une masse doit être explorée.

Avant toute biopsie, contacter un centre expert

Le type d’imagerie, le trajet de biopsie et le futur traitement local doivent être pensés ensemble. Le trajet de biopsie doit pouvoir être retiré lors de la chirurgie définitive. Un geste réalisé sans cette coordination peut compliquer l’exérèse ou augmenter les séquelles.

Les principales tumeurs osseuses

Toutes les tumeurs osseuses ne se traitent pas de la même façon

L’ostéosarcome et le sarcome d’Ewing nécessitent généralement une stratégie associant plusieurs traitements. Le chondrosarcome, le chordome ou l’adamantinome relèvent d’approches différentes. Le diagnostic exact doit précéder toute décision thérapeutique.

Les symptômes

La douleur est le principal signe d’appel. Elle peut être localisée à la tumeur ou ressentie à distance. Sa répétition, sa persistance, son caractère nocturne ou son association à une tuméfaction doivent alerter.

Quand consulter rapidement

Une douleur osseuse persistante ou nocturne, une sciatique chez l’enfant, une masse, une boiterie ou une fracture inhabituelle doivent être explorées. Une faiblesse d’un membre, des troubles urinaires ou digestifs, une compression médullaire présumée ou une gêne respiratoire nécessitent une évaluation urgente.

Le diagnostic

L’imagerie initiale

La radiographie est souvent le premier examen d’une douleur osseuse localisée. L’IRM étudie l’ensemble de l’os atteint et l’extension vers les muscles, articulations, nerfs et vaisseaux. Un scanner peut préciser certaines structures osseuses ou thoraciques.

La biopsie

La biopsie confirme la nature de la tumeur. Elle est réalisée après l’imagerie et planifiée avec le chirurgien expert. Le prélèvement est analysé en anatomopathologie, avec des examens moléculaires adaptés lorsque le diagnostic l’exige.

Le bilan d’extension

Une fois le diagnostic suspecté ou confirmé, le bilan recherche une éventuelle diffusion, notamment aux poumons, aux autres os ou à la moelle osseuse selon le type de tumeur. Il peut associer scanner thoracique, TEP-TDM, scintigraphie osseuse et autres examens choisis selon l’entité.

Une fracture ne doit pas conduire à une chirurgie non planifiée

En présence d’une lésion osseuse suspecte, l’immobilisation et l’orientation vers une équipe experte précèdent le traitement définitif. La stratégie vise à contrôler la tumeur tout en préservant autant que possible la fonction.

La stratégie thérapeutique

Le traitement dépend du diagnostic, du grade, de la localisation, de l’extension et de la possibilité d’une exérèse complète. Il est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire spécialisée sarcome, avec une coordination pédiatrique ou adolescents et jeunes adultes selon l’âge.

La chirurgie

Elle constitue l’élément central du contrôle local de nombreuses tumeurs osseuses. L’objectif est une résection complète avec des marges saines, suivie si nécessaire d’une reconstruction. La chirurgie conservatrice est privilégiée lorsqu’elle permet à la fois le contrôle tumoral et une fonction satisfaisante.

La chimiothérapie

Elle est indispensable dans les ostéosarcomes de haut grade et les sarcomes d’Ewing. Les médicaments et le calendrier diffèrent entre ces deux maladies. Elle n’est pas systématique pour les autres tumeurs osseuses.

La radiothérapie

Le sarcome d’Ewing est radiosensible et peut nécessiter une radiothérapie seule ou associée à la chirurgie. L’ostéosarcome est plus résistant et la radiothérapie y a une place limitée. Pour le chordome, des techniques hautement conformées peuvent être discutées.

La radiologie interventionnelle

Dans certaines récidives ou métastases sélectionnées, des techniques d’ablation percutanée peuvent compléter l’arsenal thérapeutique. Leur indication est discutée en RCP et ne remplace pas automatiquement la chirurgie.

La rééducation et les soins de support

La rééducation commence précocement et se poursuit après la chirurgie. Douleur, nutrition, activité physique adaptée, soutien psychologique, scolarité, études et accompagnement social font partie du parcours.

Les essais cliniques

Ils peuvent évaluer des traitements d’entretien, des thérapies ciblées ou de nouvelles combinaisons. Leur disponibilité dépend du diagnostic, du stade, des traitements antérieurs et des critères du protocole.

Le traitement n’est pas toujours organisé en trois phases identiques

La séquence chimiothérapie, traitement local puis chimiothérapie concerne surtout l’ostéosarcome et le sarcome d’Ewing. Elle ne doit pas être généralisée au chordome, au chondrosarcome, à l’adamantinome ou au lymphome osseux.

Le pronostic

Le pronostic dépend d’abord du diagnostic précis. Pour l’ostéosarcome et le sarcome d’Ewing, la présence de métastases, la possibilité d’un contrôle local complet et la réponse au traitement sont déterminantes. Pour les autres tumeurs, le sous-type, la localisation et la qualité de l’exérèse jouent un rôle majeur.

Des chiffres à interpréter maladie par maladie

Une moyenne globale des tumeurs osseuses n’a pas de sens clinique. L’équipe explique le pronostic à partir du diagnostic, de l’extension et de la réponse observée.

Le suivi et les effets à long terme

Le suivi recherche une récidive et accompagne la récupération fonctionnelle. Il est adapté à la tumeur et aux traitements reçus.

L’expertise de Gustave Roussy

Gustave Roussy est l’un des centres coordonnateurs du réseau national NETSARC+. Les dossiers sont discutés en RCP spécialisée, avec expertise en oncologie pédiatrique ou médicale, imagerie, anatomopathologie, radiothérapie et chirurgie. Pour certaines localisations osseuses, thoraciques ou rachidiennes, la chirurgie est organisée avec des établissements partenaires experts.

Une prise en charge coordonnée, pas nécessairement sur un seul site

Le centre expert construit le parcours et coordonne les différentes étapes. Selon la localisation et les compétences chirurgicales requises, certains actes peuvent être réalisés dans un établissement partenaire, tout en conservant une décision collective.

Recherche et innovation

Gustave Roussy participe à des programmes européens consacrés aux principales tumeurs osseuses. FOSTER-CabOs évalue un entretien par cabozantinib dans l’ostéosarcome. Rego-Inter-Ewing-1 étudie l’ajout du régorafénib à la chimiothérapie de première ligne dans certaines formes multimétastatiques de sarcome d’Ewing.

Points clés

  • Des cancers rares

    L’ostéosarcome et le sarcome d’Ewing sont les principales tumeurs osseuses malignes du jeune.

  • Une douleur persistante doit être explorée

    Douleur nocturne, masse, boiterie, sciatique ou fracture inhabituelle nécessitent une imagerie.

  • La biopsie doit être planifiée

    Elle est réalisée après l’imagerie avec l’équipe qui assurera le traitement local.

  • Des traitements différents selon la tumeur

    Chimiothérapie, chirurgie et radiothérapie n’ont pas la même place dans chaque maladie.

  • Une expertise nationale

    Le parcours est discuté dans le réseau NETSARC+ et coordonné avec les partenaires adaptés.

  • Un suivi prolongé

    Fonction, croissance, toxicités des traitements, fertilité et qualité de vie sont surveillées.