Bienvenue sur le nouveau site de Gustave Roussy

Un nouveau site pensé pour vous offrir une expérience plus simple, plus claire et plus intuitive. Patients, aidants, professionnels, donateurs : retrouvez plus facilement les informations, les actualités  et les services.

Actualités

De nouvelles armes contre la douleur

La lutte contre la douleur, aiguë ou chronique, est plus que jamais une priorité dans la prise en charge du cancer. Anesthésie locorégionale, nouveaux médicaments, neurostimulation, hypnose, sophrologie… Les approches se multiplient et se complètent pour l'attaquer sur tous les fronts.

Publié le

La lutte contre la douleur, aiguë ou chronique, est plus que jamais une priorité dans la prise en charge du cancer. Anesthésie locorégionale, nouveaux médicaments, neurostimulation, hypnose, sophrologie… Les approches se multiplient et se complètent pour l'attaquer sur tous les fronts.

Quels types de douleurs chez les patients atteints de cancer ?

Il peut s'agir de douleurs aiguës, causées par la maladie elle-même ou par les traitements, à commencer par les douleurs post-opératoires, liées aux incisions et à la cicatrisation.

Il existe aussi des douleurs consécutives aux brûlures des rayons et des effets secondaires des chimiothérapies : picotements et fourmillements aux mains et aux pieds, qu'on appelle des douleurs neuropathiques.

Il faut aussi compter avec les douleurs que pouvaient avoir les patients avant la maladie, des rhumatismes par exemple, qu'il faut continuer de prendre en charge en parallèle du traitement du cancer.

Et bien sûr la maladie elle-même peut provoquer des douleurs qui ne sont pas forcément corrélées à la taille des tumeurs ou à leur évolution.

De quels moyens dispose-t-on pour les soulager ?

Le médecin anesthésiste-réanimateur intervient au bloc opératoire pour endormir le patient, mais aussi en post-opératoire pour lutter contre les douleurs aiguës liées à la chirurgie. Avant l'opération, il anticipe la douleur par l'application de protocoles d'analgésie adaptés à chaque type de chirurgie qui associent des antidouleurs médicamenteux et parfois, la réalisation d'une analgésie locorégionale : un anesthésique local est alors injecté au contact d'un nerf, d'une racine nerveuse ou à proximité de la moelle épinière, comme l'analgésie péridurale (souvent pratiquée lors des accouchements).

Pour la chirurgie abdominale ou gynécologique lourde, l'injection péridurale est réalisée plus haut dans le dos, en fonction de la zone qui doit être opérée (abdomen ou thorax) ; la mise en place d'un cathéter péridural permet de poursuivre cette analgésie pendant plusieurs jours. Le médecin peut aussi réaliser un "bloc périnerveux" pour anesthésier seulement un membre par exemple. Après l'intervention, les douleurs faibles pourront être soulagées par le paracétamol ou des anti-inflammatoires et les plus intenses par une pompe à morphine.

La prise en charge des douleurs chroniques est réalisée par tous les médecins de l'hôpital, qui mettent en place les premiers niveaux de traitement. Lorsque cette douleur persiste ou est particulièrement complexe, elle est prise en charge par une équipe pluridisciplinaire spécialisée, l'équipe du CETD (Centre d’Étude et de Traitement de la Douleur). Les patients sont reçus en consultation ou en hôpital de jour pour établir un diagnostic complet et un plan de traitement personnalisé qui peut faire appel à des nombreuses stratégies, comme l'auriculothérapie (acupuncture de l'oreille), la relaxation, l'accompagnement psychologique et social, la diététique…

Depuis quelques années, de nouvelles techniques sont aussi apparues : la capsaïcine, une molécule extraite du piment, appliquée en patchs, permet par exemple parfois de soulager les neuropathies des pieds et des mains dont souffrent certains patients après une chimiothérapie. Ces douleurs chroniques peuvent perdurer longtemps après les traitements et sont particulièrement difficiles à combattre.

Pourquoi la prise en charge de la douleur est-elle si importante ?

Il en va bien sûr du confort et de la qualité de vie du patient, mais aussi de son bon rétablissement. Un patient qui ne souffre pas va pouvoir se mouvoir plus facilement, ce qui va accélérer la reprise de son transit intestinal, souvent ralenti après une chirurgie abdominale par exemple. Sans douleur importante, il va pouvoir ainsi se lever précocement et rentrer plus rapidement chez lui. On sait aussi qu'un patient qui a mal en post-opératoire a plus de risque de souffrir de douleurs chroniques plusieurs mois après la chirurgie. Enfin, soulager ces premières douleurs post-opératoires permet de retarder et de réduire la prise d'antalgiques puissants comme la morphine qui présentent des effets secondaires importants. La lutte contre la douleur est un des éléments fondamentaux de la réhabilitation post-opératoire.

L'ophiorphine, la puissance de la morphine sans ses effets secondaires

La morphine est un antidouleur très efficace et utile, mais elle peut présenter de nombreux effets indésirables. Prise au long cours, elle peut aussi entraîner une tolérance qui oblige à augmenter les doses pour obtenir le même effet antalgique. Ces fortes doses conduisent alors à des effets secondaires plus graves comme une dépression respiratoire qui peut être fatale.

Dans un travail de recherche expérimentale mené en collaboration avec une équipe de l'Institut Pasteur et un industriel pharmaceutique, des chercheurs de Gustave Roussy ont démontré l'efficacité d'une molécule naturelle et innovante : l'opiorphine. Produite naturellement dans notre organisme, l'opiorphine et son dérivé stable STR324 pourraient représenter une alternative à la morphine sans ses effets secondaires. Ces résultats sont maintenant à confirmer chez l'homme.

La lutte contre la douleur en chiffres

  • 3 500 consultations par an menées par l'équipe médicale et paramédicale en charge de la douleur chronique à Gustave Roussy
  • 8 médecins pour 3,9 ETP et 3 infirmières travaillent au sein du Centre d’étude et de traitement de la douleur chronique

Dernières actualités

  • Cancer du sein : Gustave Roussy, premier centre en France pour la chirurgie du sein et la reconstruction mammaire

    À l'occasion d'Octobre rose, les données 2025 de Visuchir, l'outil national de suivi de l'activité chirurgicale de l'Assurance maladie, placent Gustave Roussy au premier rang pour la chirurgie du sein et la reconstruction mammaire. Au-delà de ce classement, ces chiffres montrent que la reconstruction fait partie intégrante du traitement du cancer du sein. Elle est pensée à chaque étape : dès la chirurgie d'exérèse, tumorectomie ou mastectomie, puis dans l'après-cancer, pour réparer le corps et aider les femmes à retrouver leur intégrité et leur qualité de vie.

    Photographie - chirurgiens en salle d'opération
  • « Face au cancer, la bonne voix » : le podcast de Gustave Roussy qui donne à entendre celles et ceux qui font avancer la cancérologie

    Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, 3 dans le monde lance la 1ère saison de « Face au cancer, la bonne voix », une série de huit podcasts destinés au grand public. En quinze minutes, chaque épisode croise la parole d’experts et de patients pour rendre accessibles les avancées qui font évoluer la prévention, le diagnostic, les soins et la recherche en France et en Europe. Disponible à partir du 24 septembre sur l’ensemble des plateformes d’écoute, le premier épisode est dédié au programme de prévention personnalisée des cancers Interception, avec un reportage au cœur du parcours « poumon ». 

    Affiche Face au cancer la bonne voix
  • Classement Newsweek : Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, troisième mondial

    Le classement World’s Best Specialized Hospitals 2027 du magazine Newsweek distingue à nouveau Gustave Roussy comme premier centre de lutte contre le cancer en France et en Europe, et troisième à l’échelle mondiale. Cette reconnaissance salue l’excellence des soins et de la recherche menés à l’Institut, ainsi que l’engagement quotidien de l’ensemble de ses professionnels.

    Badge Word's best specialized hospitals
  • Vivre avec et après un cancer : les promesses et les défis de la santé numérique

    Dans un article « Point de vue » publié dans The Lancet Digital Health, les Drs Ines Vaz-Luis et Maria Alice Franzoi, ainsi qu’Emmanuel Mussault, patient partenaire de l’IHU Prism, analysent la place que peuvent prendre les outils numériques dans l’accompagnement des personnes vivant après un cancer. Leur message principal : ces technologies peuvent soutenir des soins plus personnalisés et accessibles, mais leur intérêt dépend surtout de leur intégration dans les parcours de soins, de l’accompagnement humain, de leur adaptation aux besoins de chacun et de leur évaluation en conditions réelles.

     Emmanuel Mussault, Ines Vaz-Luis, Maria Alice Franzoi