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#Ledefidejanvier pour faire une pause dans sa consommation d’alcool

Même à faible dose, l’alcool peut augmenter le risque de développer plusieurs cancers, chez les hommes comme chez les femmes. La campagne de santé publique, Le défi de janvier, incite à ne pas boire d’alcool du 1er au 31 janvier, une aide utile pour mieux contrôler sa consommation annuelle.   

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Dry January

Même à faible dose, l’alcool peut augmenter le risque de développer plusieurs cancers, chez les hommes comme chez les femmes. La campagne de santé publique, Le défi de janvier, incite à ne pas boire d’alcool du 1er au 31 janvier, une aide utile pour mieux contrôler sa consommation annuelle.   

L’alcool est le premier facteur de risque de mortalité prématurée et la deuxième cause évitable de mortalité par cancer selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La substance est classée depuis 1988 comme un cancérogène avéré (Groupe 1) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Boire de l’alcool, même à faible dose, représente un risque pour la santé. L’éthanol contenu dans les boissons alcoolisées est transformé dans l’organisme en composés favorisant la survenue de cancers. A ce jour, la consommation d’alcool est associée à une augmentation du risque pour 8 localisations de cancers : cancers du sein, du côlon et du rectum, de la bouche, du larynx et du pharynx, de l’œsophage, du foie et de l’estomac. Le risque augmente avec la dose totale d’alcool ingérée. De récentes études ont montré que pour le cancer du sein, le risque s’accroît à partir d’un verre d’alcool par jour au moins. La consommation quotidienne de 4 verres et plus serait responsable d’un risque accru de cancer du foie.

Le cumul du tabac associé à l’alcool est encore plus délétère, chacun de ces facteurs de risques augmentant l’effet de l’autre. Fumer et boire de façon régulière multiplie ainsi particulièrement le risque de développer un cancer ORL.   

Les bénéfices pour la santé

Zéro verre par semaine. C’est ce que propose l’opération #Ledéfidejanvier, un mouvement initié en France en 2020 et soutenu par 53 associations investies. La règle est simple : faire une pause dans sa consommation d’alcool, juste après les fêtes, durant les 31 jours du mois de janvier.

Ce défi lancé à soi-même a des bénéfices avérés sur la santé. Il permet aussi et surtout de faire le point sur la place qu’occupe l’alcool dans sa vie psychique et sociale, une aide précieuse pour mieux contrôler sa consommation tout au long de l’année.

Les instances de santé recommandent de ne pas dépasser 10 verres (de 10 unités d’alcool pur) par semaine, soit 2 verres de 10 centilitres d’alcool à 12,5° par jour maximum et pas tous les jours.

Plusieurs outils en ligne sont disponibles pour évaluer sa consommation (Alcoomètre), trouver conseils et informations (Alcool Info service) afin d’être aidé par un professionnel de santé et/ou une association.

Chiffres clés :

  • 40 % des cancers attribuables à des facteurs de risques évitables
  • 8 % des nouveaux cas annuels de cancers, toutes localisations confondues, liés à l’alcool.
  • 15 000 à 16 000 décès par cancer attribuables à l’alcool chaque année
  • 25 % des plus de 18 ans dépassent les repères de consommation d’alcool en France
  • 10,4 l : la consommation annuelle d’alcool par habitant en France   

► Pour en savoir plus

Sources :

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