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La greffe de moelle osseuse

La greffe de moelle osseuse, également appelée greffe des cellules souches hématopoïétiques, est le départ d'une nouvelle vie pour de nombreux patients atteints de leucémies ou de lymphomes notamment. Pionnier de cette activité, Gustave Roussy s'est doté d'une unité dédiée qui répond aux normes de qualité les plus exigeantes.

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actualité : greffe de cellules souches en hématologie

La greffe de moelle osseuse, également appelée greffe des cellules souches hématopoïétiques, est le départ d'une nouvelle vie pour de nombreux patients atteints de leucémies ou de lymphomes notamment. Pionnier de cette activité, Gustave Roussy s'est doté d'une unité dédiée qui répond aux normes de qualité les plus exigeantes.

Reconstituer un "sang neuf"

La moelle osseuse joue un rôle important dans le fonctionnement du corps humain puisqu'elle assure la fabrication des cellules sanguines (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

C'est à Villejuif, en parallèle de New York, qu'ont été réalisées avec succès les toutes premières greffes de la moelle osseuse en 1956-1957. Aujourd'hui, environ 200 greffes sont réalisées chaque année à Gustave Roussy, ce qui en fait le 2e centre d'Île-de-France et l'un des cinq premiers en France.

Il s'agit pour deux tiers d'autogreffes (à partir de cellules prélevées sur le patient lui-même, avant les traitements) et un tiers d'allogreffes (à partir de la moelle d'un donneur, membre de la famille ou donneur anonyme inscrit au fichier mondial des donneurs, ou plus rarement à partir de sang de cordon ombilical).

Le but de ces greffes est de permettre aux patients de se reconstituer un "sang neuf" après que leur moelle osseuse a été détruite par la maladie et les traitements. Cette greffe constitue une dernière étape lourde sur le plan médical, mais elle signe aussi l'entrée dans la guérison.

Un département dédié

La greffe de moelle osseuse est atypique par rapport aux autres greffes d'organes et les conséquences en sont bien différentes. Lors d'une greffe d'organe, le corps du receveur peut rejeter l'organe greffé. A l'inverse, lors d'une greffe de moelle, c'est ladite moelle qui peut rejeter le corps du receveur, qui lui est étranger. La préparation du patient et sa prise en charge après la greffe nécessitent donc une expertise précise et une sécurité absolue.

C'est pourquoi, depuis fin 2016, cette activité de greffe profite pleinement de la création d'un département dédié à l'hématologie à Gustave Roussy. Une unité de 10 lits permet de recevoir davantage de patients et dans des conditions optimales : "Cette unité reçoit les patients bénéficiant d'une autogreffe et ceux souffrant de complications après une allogreffe, explique le Dr Cristina Castilla-Llorente, sa responsable. Nous y avons mis en place une démarche de qualité très rigoureuse qui nous a permis d'obtenir une accréditation JACIE, délivrée par la Société européenne de greffe de moelle et du sang (EBMT). C'est un gros travail car la moindre procédure doit être écrite et formalisée mais c'est le gage d'une qualité pérenne. Les inspecteurs ont notamment apprécié les réunions hebdomadaires, groupes de travail et revues de direction qui ont été mis en place."

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